Distorted Love: Mapplethorpe, the Neo/Classical Sculptural Black Nude, and Visual Cultures of Transatlantic Enslavement

Auteurs-es

  • Lindsay Nixon

DOI :

https://doi.org/10.17742/IMAGE.CR.10.1.10

Mots-clés :

Mapplethorpe, photography

Résumé

En automne 2016 et en hiver 2017, le Musée des Beaux-Arts de Montréal a présenté une rétrospective de la photographie de Robert Mapplethorpe (1946-1989) intitulée “Focus: Perfection.” Certains principes de la possibilité queer exposés dans la section “Sculptural Body” de “Focus: Perfection” décrivaient une modernité blanche qui reproduisait la biopolitique de la traite transatlantique des esclaves parmi les communautés queer blanche et Noire en Amérique—spécifiquement dans la communauté queer de New York—par le renforcement et la circulation d’une imagerie des Noirs sexualisés dans un asservissement psychique et physique. A travers ses photos représentant les parties du corps d’hommes noirs, Mappelthorpe concrétise les aspects biopolitiques de la traite transatlantique des esclaves de deux manières. En premier lieu, l’utilisation classique du marbre comme matériau sculptural, ou dans le cas de Mapplethorpe l’emploi classique de la peau phographiée comme un matériau sculptural qui fait référence à l’emploi classique du marbre, adhère à des principes esthétiques inspirés d’un discours colonial occidental qui sexualise et avilit les corps Noirs. En second lieu Mapplethorpe reproduit ce que Michael Hatt a appelé une “structure de spectacle.” La construction de corps d’hommes Noirs en opposition inhérente à la couleur blanche, aussi idéalisée qu’elle puisse être, suggère bien que c’est un public blanc qui vient voir la photographie sculpturelle des hommes Noirs de Mapplethorpe. Etant donné les thèmes de sadomasochisme qui se trouvent dans les photographies d’hommes Noirs de Mapplethorpe, ces images font directement référence aux fantaisies de domination d’une ère d’asservissement transatlantique aux Etats-Unis. Avec “Focus:Perfection,” le Musée des Beaux-Arts de Montréal accepte sans le vouloir la représentation par Mapplethorpe d’hommes Noirs comme des biens possédés, qui peuvent être appropriés par le public, selon toute vraisemblance blanc, de Mappelthorpe grâce à la connaissance intime et le contrôle de leurs corps et de leur vie sexuelle.

Biographie de l'auteur-e

  • Lindsay Nixon

    Lindsay Nixon est conservateur.e culturel.le Cree-Métis-Saulteaux, éditeur.e et écrivain.e nommé.e pour de nombreux prix. Iel prépare un doctorat d’Histoire de l’Art à McGill, se concentrant sur les nouvelles artistes féministes autochtones et les méthodologies dans l’art contemporain. Iel occupe actuellement la position d’Editeur.e indépendant.e pour l’Art Canadien. Auparavant Nixon a édité mâmawi-âcimowak, un journal indépendant sur l’art, la critique d’art et la littérature. Ses articles ont paru dans The Walrus, Malahat Review, Room, GUTS, Mice, esse, The Inuit Art Quarterly, Teen Vogue et autres publications. Ses mémoires, nitisânal, qui est son premier livre est maintenant publié chez Metonymy Press. Né.e et ayant grandi dans les Prairies, iel réside actuellement à Tio’tia:ke/Mooniyaang—territoires autonomes Haudenosaunee et Anishinabe (Montréal, QC).

Références

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Publié

2019-07-25

Comment citer

Distorted Love: Mapplethorpe, the Neo/Classical Sculptural Black Nude, and Visual Cultures of Transatlantic Enslavement. (2019). Revue D’études Interculturelles De L’image, 10(1), 295–324. https://doi.org/10.17742/IMAGE.CR.10.1.10